Dans la chambre de Jack Dorsey, le créateur de Twitter, un IBM trône à côté de sa batte de base-ball. « A l'époque, je passais mon temps à utiliser des simulateurs de vol ou à jouer à "Sim City" », explique au Point Dorsey, admiratif de ce jeu vidéo où il s'agit de construire, puis de gérer une ville. Pourtant, quand les gosses de son âge veulent devenir pompiers, Jack, lui, ne rêve que de taxis. Il est encore adolescent lorsqu'il songe à mettre au point un système permettant aux conducteurs d'une même flotte de s'envoyer des messages. Une sorte de CB par SMS. Twitter est (presque) né.
Presque, car il lui manque une fonction clé. Grand utilisateur d'AOL, Dorsey rêve de mettre son nouveau réseau à la disposition de ses amis. Il y parvient en Californie, où il atterrit après un séjour à New York. Là, il rencontre Biz Stone, un développeur fan de Sherlock Holmes, avec qui il écrit le code de Twitter en deux semaines. Les deux compères sont vite rejoints par Evan Williams, un fils de fermier natif du Nebraska qui a abandonné la culture de céréales par amour de la programmation. Passé par Google, il entend parler du projet de Dorsey et Stone. Il tope là et s'associe avec eux. Au départ, les trois compères ont du mal à se mettre d'accord sur le nom du site : baptisé d'abord Status, le site deviendra Twitch (imitation du bruit d'arrivée d'un message sur mobile), puis Twttr et enfin Twitter (traduction : gazouillis).
Par Olivier via Le Point n°1955, page 89-90 - Toute la presse partout, tout le temps
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