En matière d'effet de serre, le gaz carbonique joue un rôle bien plus déterminant qu'on ne le pensait jusqu'à présent. Andrew Lacis, de l'institut Goddard pour l'étude de l'espace de la Nasa, vient de découvrir qu'au-delà de l'effet de serre qu'il génère par sa seule présence (environ 20 % du total) le CO2 conditionne la présence de la vapeur d'eau et des nuages dans l'atmosphère qui, tous deux, assurent 75 % du réchauffement terrestre. Bref, le gaz carbonique est en quelque sorte une clé de voûte. Dans une étude publiée dans la revue Science, Lacis vérifie ses dires en utilisant un modèle mathématique simulant l'effet de serre. Quand il réduit la présence du CO2 à zéro, il observe un refroidissement de l'atmosphère conduisant à une condensation de l'humidité atmosphérique. Du coup, l'effet de serre chute, précipitant la Terre dans une ère hyperglaciaire. Ce qu'il faut comprendre dans tout cela, c'est que le CO2 contrôle entièrement la température terrestre, comme le fait un thermostat. Tandis que la vapeur et les nuages n'assurent qu'un rôle de feedback.
Par Olivier via Le Point n°1988, page 26 - 500 titres de presse en ligne et sur iPad avec LeKiosque.fr
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