Daniel Cohn- Bendit se targue de privilégier le train par rapport à l'avion, le vélo par rapport à la voiture en ville. « C'est un vert politiquement, il n'y a pas de doute, résume Regine [une amie, épouse de Klaus Schopf, NDLR]. Il est contre le nucléaire, il encourage les énergies renouvelables. A Lauret [où il possède une maison en copropriété, NDLR], on a d'ailleurs été les premiers à installer des panneaux solaires. Il est écolo dans sa tête, mais au quotidien, ce n'est pas encore ça. Il n'éteint pas la lumière, il ne mange pas bio, il laisse couler l'eau froide avant de laver la Thermos de café parce qu'il trouve que c'est indispensable de la laver à l'eau chaude. » Combien de litres gaspillés tous les matins, s'irrite l'épouse de Klaus. « Oh, pas grand-chose », répond Cohn-Bendit, qui fait attention quelque temps, avant que l'habitude ne reprenne le dessus. (...) Son bonheur, ce sont les virées à vélo avec Klaus dans le vignoble. Les jours de marché, ils poussent jusqu'à Sommières. Les femmes les accompagnent souvent. Le foot, il s'est un peu calmé, à cause de ses douleurs à la hanche, mais combien de ballons perdus dans les lauriers et la lavande ! Les soirs de match au Stade-Vélodrome, il leur arrive aussi de prendre la voiture et de faire un saut jusqu'à Marseille. « Pas très écolo », reconnaît-il.
Par Olivier via Le Point n°1955, page 55
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