Le président prononça la chahada [NDLR : profession de foi] en entier, une première fois, mais ils ne lui donnèrent pas le temps de la répéter. Le corps pur tomba dans la trappe maudite. Mais la corde avait été délibérément allongée pour Saddam - qu'il tombe par terre encore en vie et qu'on puisse le tuer en le frappant. Et effectivement le président, tombé à terre, leva la tête en souriant. Ils se mirent tous à le piétiner et à le frapper (...) jusqu'à ce que mort s'ensuive, loin de la caméra. Puis ils accrochèrent le cadavre inerte à l'échafaud pour donner l'illusion que le président avait été pendu selon la procédure légale. Feraoun prit alors la tête d'une manifestation à laquelle participèrent les officiers iraniens et des éléments des brigades de la mort. Il fut porté sur les épaules de manifestants qui psalmodiaient des formules iraniennes (...) Le corps inerte du président fut ensuite transporté au foyer de l'un des chefs des milices... Les bandes chiites iraniennes accueillirent le cadavre pur du martyr de l'Irak par des insultes, des coups de pied, mais aussi des coups de couteau dont ils criblèrent le cadavre. Tous les chefs et représentants des partis iraniens et des milices chiites, associés au concert des bourreaux et des ennemis sanguinaires de l'islam, prirent part à ce rituel odieux en poussant des cris hystériques. Puis des officiers des services de renseignement iraniens vérifièrent l'identité du cadavre, avant de lui trancher la gorge avec un couteau pour s'assurer définitivement de sa mort !
Par Olivier via Le Point n°1955, page 65
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