La réponse de Bernard-Henri Lévy :
Aujourd’hui encore, je l’ignore. Je n’ai pas avec lui des relations me permettant de lui demander, entre quatre yeux, pourquoi il a consenti à ce coup de force institutionnel et politique. Mais je soupçonne tout de même une ou deux choses. Je sais, par exemple, qu’il faisait jadis partie de ceux qui estimaient que la France avait failli au Rwanda etmanqué à ses devoirs en Bosnie. Je sais, car il me l’a dit, qu’il est hanté par le cauchemar d’être le président témoin d’un nouveau Srebrenica. Et puis il y a eu les calculs politiques, bien sûr. Mais je m’en moquais. L’important, pour moi, c’était de réussir. Et c’est fait.
Par Olivier via Libération n°9482, page 11 - Un service de presse 100% numérique
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